mercredi 23 mai 2007

Rafles.2007.

Pierrot, le fol,
Jouait Colombine, aux dominos, avec le diable.
Double zéro.


Des pigeons s’enfuirent
A toutes ailes
Effarées
Vers Noland.

Là-haut, la banquise
Fondait
Comme effeuillée
La marguerite
Pas du tout.

Le diable avait raflé Colombine,
Ne restaient sur terre
Que vignes mortes.
Des pluies noires rongèrent les corps.
Les phasmes mouraient
Loin de leur tige
Et les phantasmes
Avaient délaissé le désir.

Le cœur du monde
Avait été
Expectoré.

Reviendrait, dans longtemps demain,
Un Orient
De la douce vague des moutons,
Comme affluents
Dévalant la montagne
Et la note
Tintinnabulante,en solstice majeur,
Des clarines,
A flanc de coteau ;
Les sources vives ;
Et l’étreinte lactée des corps

Poussières d’étoiles
Emargeant le verbe
Sous la tonnelle,
Au creux du poèmevendangeur
Egrappant,
Dans le passé,
En zoom arrière,
Rafles intemporelles,
Fruits gorgés de jus
Au terme de la nuit des temps.
Noëlle Combet.

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