dimanche 23 décembre 2007

Echos.

Des notes trillent
L’infinitude
D’un lointain concert
De Cologne
 Ou bien d’ailleurs,
D’avant,
Ou de plus loin qu’avant.
Tu veux encore
Les recueillir,
Qu’elles vrillent ton silence,
Qu’elles poinçonnent le vide
De l’intermittence
Des traces,
Loin de la tiédeur
Du sommeil des nantis,
Pour toujours vomir
Les paroles du prélat :
Que ceux qui ont froid
N’auraient pas moins froid
Sous une tente…
Chapelles closes
Sur leurs certitudes
Et leurs violences,
Malédiction !
Tu veux dire non encore
Et encore dire oui.
Mais déjà tu t’engourdis,
Déjà tes pas hésitent.
Te voilà quelque peu
En partance,
Comme si ton corps devait
S’appareiller à la mort.
Restent les notes
D’un concert très lointain,
-Pourtant, c’était l’année dernière !-
Elles pincent encore
Tes cordes
Jusqu’à la plus subtile sensibilité
Des ré sonances.
Noëlle Combet.

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