mardi 26 février 2008

Sanguine.


Taurine, la nuit

Foulait au galop

Herbages du ciel.

Dans l’hésitation

Des aubes lactées,

Nous lancions très loin

Dés de nos hasards

Entre saveur et savoir.

Nous pourchassions

Au-dessus des toits

La nuit étrécie,

Egorgée

Dans le taurobole.

Nous étions nus,

De sang arrosés

Et les aurores,

Aventure perdue d’avance,

Nous assignaient au vivant.

Clameur

Des champs de guerre

Nous assourdissait

Et nous échappions

En silences profonds.

Bonheurs convenus,

Rires obligés,

Tyrannie

Des nouveaux chiffres

Creusaient nos écarts :

Plaisirs étirés,

Nous lapions

A petits coups légers,

Roucoulis de langue,

Bribes de la joie,

Dans les interstices ;

Et fêtions de nuit

Taureaux obscurcis

En immensité.

Entre savoir et saveur,

Nous retournerions,

En menues foulées

Vers la nuit taurine

Des transmutations.

No Co.


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