mercredi 23 avril 2008

Cosmos.




Vide intersidéral : luxuriance impalpable

Où les naines rouges

Elancent vers la terre

Leurs bras d’années lumière.

La nuit trouée du lait

Des fontaines blanches,

Singulières,

Observe ses cavales,

Que les trous noirs avalent,

Ressurgir sur les bords, en aréoles claires,

Des entonnoirs renversés

Et rejoindre la terre

Pour se mêler

Aux rêves doux amers

Des vivants

Que tout à coup le jour

S’en vient dé sidérer.

Et toi, tu dors encore,

Puis entrouvres au matin

Les fentes de tes yeux.

A leur frange incertaine, la lumière dépose

Une poudre dorée.

Tout à l’heure au jardin

Tu t’en iras lancer

Semences de cosmos

A la volée.

Leurs robes mexicaines

Bientôt éclateront

Et danseront, légères,

Sur le ciel de tes sols.



N.C.



Aucun commentaire: