mardi 8 avril 2008

Lettres de sable.


Encrage au ventre des sables

Comme tombes et sphinges,

L’écriture, à la dérive de soi,

Ombres-voiles obscures,

Spectre des navires-nuits,

Soudain se pétrifie

Aux murs des pharaons ;

Et puis vogue galère

Au milieu de méandres

Qui noient

Les territoires pourrissants

De nos apocalypses ;

Mémoire cellulaire,

Empreintes qui inscrivent

Retours aveugles

Aux voûtes commençantes

Pour que se creuse à terme

Cette place immobile,

Indélébile,

Infiniment,

Dans la vallée des morts

Où se faisant, se dé fait,

En majesté,

Le corps des lettres.



Noëlle Combet




1 commentaire:

chris a dit…

Très très beau texte et je suis content que tu es utilisé le mot "sphinge" qui est plus juste que sphinx pour beaucoup de sens.

J'ai eu plaisir à te lire!

Chris