vendredi 29 août 2008

un souvenir de vacance

je marchais et c'était le silence qui marchait près de moi
je voyais mon amour 
il ressemblait à une grande figure d'ombre étirée par le soir
chaque promeneur croisé laissait flotter dans l'air le timbre de sa voix
une si vieille enfance me frappait aux jambes
alors je courrais pour goûter encore au souffle des courses passées

cependant mourraient les tendresses
et je collais au tronc des arbres ma chair flapie 
toute soûlée de vide je voulais retenir par les pans insensés de l'espoir 
le désir en fuite

nm 
27 août 2008



jeudi 28 août 2008

mercredi 20 août 2008

Où?



L’ombre en fuite
estampe le plateau vert obscur du champ.
Nuages au corps de lune,
taches de rousseur au sol.
Je ne suis pas là ;
Je me nomme ailleurs
là où…là où ?
Rouge ma robe au loin ;
effilochage aux pointes des buissons,
laine moussue écharpée au dos des moutons ;
je vais, je viens, m’échappe,
quand la vague me drague
et quand la lune rousse,
en ex cursion dans le silence des sentiers perdus,
efface l’ombre en fuite
qui me nomme ailleurs.
N.C.

jeudi 14 août 2008

2.





Grives enivrées quittent,
s’épouffant en vol,
le lierre ébouriffé de baies dépouillé.

noco.

jeudi 7 août 2008

Digitale.




pulsatile, tactile, la digitale effleure le vent,
dactylographie l’air ;
tic tac
tactique
du temps.
L’heure est pourpre
d’un étranglement du ciel ;
je vais et viens ;
où suis-je
doigts tendus
vers la digitale,
à reculons ?
N.C.