jeudi 25 septembre 2008

j'aime dans les chambres ouvertes les lits dégorgeant leurs draps crémeux
les oreillers creux longuement battus où brille un cheveu
le silence léger déposé dans les plis des étoffes et la poussière ensorcelée dans les rais de lumière
je plongerai dans la fraîcheur et je respirerai le parfum de (cette) peau
j'écouterai avec les doigts le grain de (cette) voix
j'aurai faim et le départ discret écrasera mon dos
le jour aiguise les objets puis les laisse morts
je ne rejoindrai jamais le monde désiré
ni la course du skieur glissé entre deux gerbes d'eau.

n.m. 10-23 septembre 2008

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