mercredi 3 décembre 2008

Dé-concertation.

Nous cheminions dans la pensée quand une feuille qui virevoltait, emportée par le vent, nous absorba.
Elle tomba non loin, dans l’herbe, poussée de ci de là, plus loin, puis s’immobilisa, pointe légèrement relevée, façon cobra : elle nous regardait.
Nous la contemplons, la devenons, et nous voilà arrêtée dans notre course intérieure, vacante tout à coup.

Elle nous déprend de nous, nous déconcerte, nous désoriente, nous replace ailleurs, on ne sait où.
Un temps, l’infini nous est apparu…
Puis nous avons repris le fil de nos idées, un trajet survolé par l’ombre de la feuille, l'indice du vide.

N.C



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