vendredi 3 juillet 2009

Septentrion.

Aveugle, la main
trace, au sol blanc toilé,
sept boucles déchues de rondes aiguës.
Spirales de cercles infinitésimaux
ont capté la présence aux confins de vagues en volutes
brassées de points jaune-bleu.
Le ciel grisé verse une larme de clarté,
esquisse la joue caressée,
offre l’espace à boire aux yeux élargis,
ouvre la porte septentrionale,
sur les seuils d' indigo mouvant
de la vie.
Qui donc entre et sort,
s'en va et revient,
d’ombres et lumières décalqué?
N.C.

3 commentaires:

v.l. a dit…

Oserai-je, Noëlle, dire que votre poésie, je la préfère lorsqu'elle tisse plus légèrement le vent - pour parler comme Joubert -, la lumière de l'air plutôt que les reflets intérieurs… Ceci dit…

Par ailleurs, et ceci n'a rien à 'voir', connaissez-vous cette excellente revue homonyme - je fais référence à votre poème, bien sûr - venue de ce qui longtemps fut mon nord, là-bas, entre canaux et cieux si bas que la compréhension entre les hommes et leurs cultures s'y est trop souvent perdue : SEPTENTRION ?

Noëlle Combet a dit…

J'en suis d'accord mais ne fais pas ce que je veux : c'est comme ça vient. Et là, c'est par la peinture que je me sentais in-spirée.
Il est sûr que les reflets extérieurs sont plus dansants et que j'aimerais bien réussir un va et vient entre les deux; que ce qui est de l'intérieur se tisse avec la lumière et le vent...Mais voilà!
Je ne connais pas la revue homonyme.

Noëlle Combet a dit…

Vincent, votre lecture m'a motivée à "impersonnaliser" "Septentrion" en le tirant vers le thème de la peinture qui, initialement l'inspirait; ça lui a fait prendre de la vigueur. Merci.
Quel était ce nord, là- bas entre canaux et cieux très bas? J'ai pensé à Amsterdam. Mais les cieux que vous évoquez paraissent encore plus bas.
J'ai pensé aussi à une fabuleuse exposition de peinture, il y a quelques années : "Lumières du Nord".