lundi 9 novembre 2009

Sans titre..

Par Nadine Meyran.





Il y a dans cette chambre
une mémoire d’air et de fleurs.
La fenêtre découpe une lueur d’aube
qui fait frissonner.
Ce que je vois d’ici à l’horizon
c’est la ligne de fuite
si souvent parcourue
en fuyant et fuyant les algèbres d’amour.

(Parce qu’elle jetait les clés en entrant
parce qu’elle portait une odeur inconnue
et les traces de rires effrayants sur ses joues)

Les jours qui chiffrent mes départs
recommencent tous les jours
je marche tranquille sur rien
je sais lire le silence entre les mots.
Même le dimanche je me sépare
d’un côté la fille
de l’autre l’effroi.

En tout un entour sans charpente
comme serait un dessin sans son trait.

Et je demande à mon manque de foi
de quoi faut-il me jouer encore pour voiler la folle présence ?


Nadine Meyran
8 novembre 2009

1 commentaire:

Noëlle Combet a dit…

J'ai plusieurs fois voulu en dire quelque chose; mais la gravité, la justesse, le désespoir peut-être, dans cette écriture, me laissent déserte : tout est déjà dit.