jeudi 25 février 2010

Revenante





La mémoire de ma peau se rappelle un verger
de papillons volant autour du chèvrefeuille
et le ciel se grisait.
Les pruniers portaient haut
les fruits
d’une lumière sucrée.
Sous mon poids assoupi,
L’herbe froissée ployait.

Mes yeux fermés reçoivent
la tiédeur de la brise
qui, encore aujourd’hui,
caresse mes images.
Revenante, l’enfance m’abrite comme un rêve.



              noco.


2 commentaires:

Vincent Lefèvre a dit…

Qui dira jamais assez ces 'images' liées à la terre, à ce qu'elle génère et porte. Je parlais par ailleurs de Gaston Bachelard...

Noëlle Combet a dit…

La terre m'a appris et m'apprend à accueillir la vie avec un plaisir et une confiance englobant l'image de la mort.