mercredi 23 juin 2010

Escapade.


Lors que nous allons escarpinant 
le long du temple de Segeste 
les nuages s'escarpolent 
escamotant le ciel;
  deux escargots caracolent 
sur un chardon rosecâlin 
et le soleil mirobole 
discobolant  
en son déclin.
noco


Annonce: le n° 10/11 de "Temps marranes" est en ligne.



 

4 commentaires:

Vincent Lefèvre a dit…

Voilà qui me laisse escarbelé... et me rappelle cette ancienne fable, 'Le chardon et le limaçon' : 'Maître Chardon, fier Artaban, tenait sur son chef un limaçon caracolant fièrement tout autant...'

Noëlle Combet a dit…

Je découvre avec plaisir cette fable que je ne connaissais pas...Du "commun" (dans le sens du partage et de la "connivence") de nos ressentis.

Vincent Lefèvre a dit…

Certes, mais il faudrait redécouvrir la suite. Cependant comme, par définition l'ineffable est indicible...

Noëlle Combet a dit…

Message de Tarek Essaker :

j'ai lu ce poème..et bien contemplé le paysage…(couronne de pétales..offrande…flamme candide pour le repos du temple...Et à l'esprit d'éclore…des Pas d'Homme "escarpinant"...et des lenteurs d'escargots…plus haut -peut-être-..plus loin ou plus proche..."Un soleil discobolant" et "les nuages s'escarpolent"....figures multiples disant qu'on est toujours en vie à même la vie et au regard de rêver...
Ce poème m'a touché simplement pour le lien qu'il crée entre temps et espace...une aspiration au mouvement ; en vis à vis la beauté et l'immobilité...en nous aussi : l'esprit oscille et attiré ne choisit ni l'un ni l'autre. Entre mouvement et immobilité...entre lenteur et la soudaineté d'un moment...entre durée et instant fugace...entre absence et présence jusque l'apaisement...le tout comme sauvé par une secrète et aérienne narration qui suggère l'existence...si frêle...si puissante cueillie ci et là à mesure que les pas des Hommes se font chemin...
Comment dire cela?....à propos du temps qui passe… et nous happe...au vent ...au large…