dimanche 5 septembre 2010

Enfant de colère




Pour Tarek.




Le cri de colère, puis l’impact, en une seule expiration
ont tout soufflé … le bol, la table, le monde…

L’enfant regarde au loin…
Une journée de lassitude décline en son commencement
entre ses yeux ;
une chaussure est abandonnée pied nu ;
le regard s’arrache à l’adieu ;
le matin ne ment pas,
les portes battent,
les oiseaux de papier s’ouvrent et se ferment
en ciseaux…
le bus accordéon en ses plis se déplie…
L’enfant est en partance… bientôt en exil…

Les feuilles de l’arbre, dehors,
L’écoutent…lui dont les yeux…
s’en sont allés très loin…
rejoindre des phrases blanches
qui se balbutient…
haletantes…au-dedans de soi,
appelant, plus loin que les larmes,
des armes
à sabrer l’empêchement de vivre…
à sabler la joie partagée
au souffle des chemins… sous les fleurs d’amandiers…




noco.


1 commentaire:

Vincent Lefèvre a dit…

Noëlle, vous dire, pour cette justesse des mots, l'émotion qu'il m'en est, et, à en jurer, celle de Tarek, plus encore, quand il lira. Merci.