vendredi 31 décembre 2010

La ballade du temps des ficelles


Ce temps… quel temps ?  En tohu-bohu,
ses ficelles-couleuvres glissaient entre nos doigts,
agrippaient  nos chevilles;
notre corps fut pendule
et sablier
de sables s’évadant…
s’évasant en fuyant…

Au gré d’un mécanisme enjôleur et duplice…
partition ambidextre… nous fit descendre et remonter …
tête en bas, nous prenions terre en bouche.
Dans les airs à nouveau
nous goûtions les silences
les nuages cardaient… à l’infini… des songes…

Regards, en turbulences, décalèrent nos heures
sur le fil…
Nous étions baladés, balancés…
Voyez au loin les hommes mêler leurs bigarrures…
Ficelles éventées, nous leur appartenons.
Les gestes de leurs vies, cris, rires et rêves… pleurs…
Ont brisé ce miroir en sépias étoilées.

Mon ombre liberté se déplie sur les feuilles…
et dans le champ, là bas,
un large creux se forme
juste à ma taille ;
je me coule vers lui…tout doucement…humant le temps qu’il fait…
charnelles vibrations,
aux  savoirs et saveurs de l’instant.

noco

1 commentaire:

Vincent Lefèvre a dit…

Merci Noëlle. Voici donc ce que nous allons adopter pour hymne (non national) en 2011. Alors, bonne année, à toutes et tous..., et à vous d'abord. V.