samedi 26 mars 2011

Le tempo du coucou

Il module deux coups, quatre coups, deux coups, trois coups
L’oiseau du printemps…ici et là et puis là-bas.

Je compte les gueules de loup
dans le carré
dont le  gel s’était emparé …
Et dans l' autre carré, je décompte les mots
que le désir a animés.
Crois-tu qu’il m’en reste ?

Une vieille, là-bas peine sous un fagot…
Et la vie glisse encore entre mes doigts de sable,
mes pieds lissent encore une herbe douce amère
qui longuement s’étend
dansant l'assentiment de ses ondulations,
l’assentiment des pas…

l’assentiment des sables
qui pétrissent les mains dans les mots
et s’en vont en poussière
de temps, de cendres
sous les paupières effeuillées
d’amour enfui et renaissant.

Quel rythme lunatique
m'a prise à son lasso 
comme un alcool, comme une fièvre ?
Me voici enlacée et me voici poussée à l’horizon de moi
dans ce goût de la vie et dans cette allégresse
que répète là-bas, si inlassablement,
à l’oreille des arbres, un coucou vagabond. 

noco.

Aucun commentaire: