dimanche 22 mai 2011

Sans


Sans lieu ni feu
ni dieu
ni loi ni foi
ni toit
ce matin-là,
un vieux matin
délaissé des élans
à demeurer longtemps errante…
Entre lignes de main et de vie incertaine.
s’étrécirent les fentes des regard
en chanson triste dont s’éteignaient les sons…
Ce matin là ou était-ce à un autre moment ?
Qui se souvient ?
Quand les passants allaient-venaient
et que nous étions arrêtés
au bord de l’horizon…
Estompes de brume,
et nos gestes enlisés dans le soleil
ce jour où vers aimer nous aurions négligé
de ramer.

Mais elles descellent mes paupières, larmes écloses,
les fleurs des magnolias
dont j’avais oublié de voir la floraison.

noco

2 commentaires:

Vincent Lefèvre a dit…

Noëlle, pourquoi écrivez-vous si bien ?!

Noëlle Combet a dit…

Je ne sais Vincent; je me sens à peine concernée; ça écrit en moi, sans moi, à travers moi, pour le premier jet. Après, c'est affaire de pétrissage,de la pâte des mots comme pour une tarte aux prunes.