lundi 18 juillet 2011

Vestiges



Feuillets parcheminés des antériorités…
Elle, assise à ses côtés ;
jour calme, comme parfois ; il lui lisait un livre,
un beau livre…dont résonnaient les mots, dedans, dehors.
La couverture et les pages
étaient bordées d’un liséré noir pailleté de lumière…
par endroits un peu décollé.

Quand ils s’étaient levés,
le livre refermé,
Elle s’en était allée reprendre ses souliers,
alignés près du mur…
petits souliers inquiets… peau de peur retournée…
les avait écartés.

Comme il se rechaussait,
elle  avait cousu son chant le plus profond
à la plante de ses pieds…
puis mis ses bottines neuves.
Ils s’étaient éloignés…chacun pour soi …à fendre son brouillard
au lumineux faisceau des fines transductions.

Vertigineux vestiges…ombrant du peu qu’il faut
l’invitation des fleurs.

noco

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