dimanche 22 janvier 2012

Garance


Sa voix rouge garance a passé par vos lèvres
glissant sur la garenne,
outrepassant mes rêves
a allumé des ciels,
d’ambre s’est rembrunie,
Ombre s’est dérobée…
Lorsque tout s’est éteint, entendiez-vous jadis
vos sanglots d’enfant triste dans la nuit  orpheline?

noco



14 commentaires:

Fitra2009 a dit…

You has a great article. I'm very interesting to stopping here and leaves you a comment. Good work.

Lets keep writing and share to us and other.

Nb: Dont forget to leave your comment back for us.

Noëlle Combet a dit…

I do not write easily english language but I want to say it gives me great pleasure to read your comment.
Thank you very much.
N.C.

Vincent Lefèvre a dit…

Décidément, l'information ne parvient pas à parution. Je me suis pourtant réinscrit au flux. Mystère.

Mais, baste... Voilà un somptueux poème, vraiment.

Mais, oh, garance, - chacun son histoire - renvoie, pour moi, à la couleur d'une des pièces de l'uniforme de mon grand-père paternel, qui, zouave - et peut-être pour cela - fut un des premiers blessés de la Première Guerre mondiale, à la bataille de Charleroi. Mais qu'allait-il faire le zouave à Charleroi, ce zouave-là ?! Garance, donc.

Noëlle Combet a dit…

Merci, Vincent pour cette lecture et pour ce souvenir. Il y eut aussi, dans ma famille un grand-père paternel par alliance qui mourut dans l'Est, victime de cette foutue guerre. Le vôtre fut blessé dans son vêtement de zouave.
Oui, garance... La couleur du sang et aussi le grain d'une voix comme celui d'un tissu.Et encore le nom de cette femme qui renonce dans "Les Enfants du Paradis"...Garance et toute la variété végétale, sémantique et culturelle qui va avec!

Vincent Lefèvre a dit…

'Pantalon garance. Pantalon porté (de 1835 à 1915) par certains corps d'armée français. Le premier pantalon garance que j'ai aperçu (...) je suis descendue de voiture pour l'embrasser (Goncourt, Journal,1878, p. 1218).' [source :CNRTL]. Pourquoi jusque 1915 ? Parce les géniaux officiers de l'État-Major, après maintes hécatombes, ont enfin compris que l'ennemi n'était pas daltonien. On comprend aussi pourquoi, en 1916, Joffre a décidé de massivement les 'limoger'...

Noëlle Combet a dit…

Outre l'extrait des Goncourt qui m'a "instruite", votre "trait" quant au daltonisme et au limogeage m'a "dilaté la rate", ce qui maintient en bonne santé! Ma rate,peut-être devenue garance, vous sait gré de ce viatique

Vincent Lefèvre a dit…

Je ne sais rien des sentiments humanitaires de Joffre, le maréchalissime - c'était d'abord un soldat ! - mais il avait compris, qu'à son époque, la guerre, ça se fait avec des soldats, et que si on les laisse tous 'tuder', comme disait le Père Ubu..., eh ben, y en reste pu ! Ce qui pouvait rendre, par là même, l'issue de sa guerre problématique. Quant aux officiers d'état-major en question, leur assignation massive à résidence dans la métropole limousine - limousine qui, sur un autre plan, à l'époque, fut la concurrente de la berline ! - favorisa l'essor de l'économie locale, permit de (re)vivifier le sang limousin (au moins pour une certaine bourgeoisie locale) par l'apport de celui, tout neuf, des filles des dits officiers... et, peut-être, de faire comprendre à ces derniers que l'art de la guerre n'est pas forcément une démarche d'éléphants dans un magasin de porcelaines...

Noëlle Combet a dit…

Et dire que le Ministre de l'Education veut "raccourcir" les programmes d'histoire en les rendant asphyxiants! Alors, plus de guerre, plus de "Limousin(e)s", plus de maréchaux Joffre et consorts, ni d'éléphants, ni de porcelaines. Le Père Ubu aura réussi à tout laisser "tuder"c’est le morne désert d'"après l'histoire" .

Vincent Lefèvre a dit…

... et la norme déserte d'"après l'histoire"... Bon, si nous en revenions à cette merveille de 'garance' !

Noëlle Combet a dit…

Volontiers! Contre la "fin de l'histoire", "garançons"-nous!

Hécate a dit…

Magnifique texte ,et belle couleur d'une fleur ,beau timbre d'une voix ...Tant et tant d'échos dans le Temps et l'Histoire.
Bien à vous

Noëlle Combet a dit…

Merci Hécate; j'ai toujours un grand plaisir à nos "rencontres"sur votre site et le mien et votre "amour au jardin" évoque aussi la garance...

l'ambuleuse a dit…

Dans ma famille visuelle, il y a "Le fifre" de Manet au pantalon garance.

Noëlle Combet a dit…

Oui, "Le Fifre "...Il vient ici réaliser une intrication : grains d'un tissu, d'une couleur et d'une voix...Merci ambuleuse...je ne sais si vous recevez mes commentaires sur ce site là, où j'avais apprécié, justement, tout un fouillis de laine rouge.