lundi 2 juillet 2012










Taire

commencer à la fin
retenir quelques regards
des phrases des bribes
débris

une continuité menue pèse

je suis encore là
et si l’oubli embue ma présence
je ne dirai rien pourtant

les mots s’écartent lorsque j’entre

dire avec le tracé du silence
épuiser les empreintes
apprendre la fin

il est tard devant moi
collée au dos une ombre claire me talonne

terre.

2 commentaires:

Noëlle Combet a dit…

Ce texte bruisse juste comme un éventail...et me donne envie d'allonger un coup de sabot de la mule à l'ombre qui talonne

Vincent Lefèvre a dit…

Oui,

dire avec le tracé du silence épuiser les empreintes apprendre la fin
il est tard devant moi collée au dos une ombre claire me talonne
terre

Merci !