dimanche 5 août 2012

Nocturne lunatique


Si frileuse la lune, ce soir,
ramassée sur elle-même,
repliée en sa crinière rousse,
pâle réfugiée cosmique
fomentant la cavale en baisers gueule- de - loup
pressentant la brisure des heures dénouées.

Une navette, ici, trame le temps humain.
Le rossignol fait fond sur notre nostalgie,
découpe,
en traits intermittents
l’ombre feuillue des arbres
dansant contre les vents
pour émietter des lunes
et les faire ricocher
soufflées en mille éclats
de  transparents miroirs
où nous éparpiller,
 entre bouches et mains
lorsque l’instant défaille…

nous perdre à en mourir et aux aubes revivre.
noco


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