samedi 1 septembre 2012

Le filet pourpre



Dans la dormance des grands arbres,
au vide de leur ombre,
contre la bêtise, contre la violence,
lancer un filet pourpre
à prendre mots qui papillonnent,
virevoltent, échappent, reviennent


dans la lézarde de l’être
s’ avivant de sa faille.

Un lézard se prélasse au soleil,
Hier, il lui manquait un bout de queue ;
le chat le lui avait extorqué,
sans même le croquer en un exquis croquis.
Acte gratuit… subversif…
radical embrayeur d’une autre désinence.

La première rosée
tremble au pourtour de la feuille
et à la frange de tes cils.
Les larmes se perdent dans la pluie…

Un voyou, faute de féminin,
coasse vainement aux voyelles filantes ;

là-bas, l’homme vieux peine,
dos ployé sous un sac invisible et pesant...
S’effaçant, il va rajeunissant,
rejoint l’enfant au cerf-volant
rougeoyant…

Le temps passant patine les surfaces
et berce
la dormance des grands arbres.

noco
 

Aucun commentaire: