vendredi 21 décembre 2012

A deux voix dans le nu du temps




Le Balancier et le temps. Tarek Essaker

De trames invisibles. Noëlle Combet



On crut rejoindre par instants, par illuminations, la course du temps, mais comme à chaque fois, par vagues successives et accalmies  il bat de l'aile, traverse, vivant, le nœud d'un balancier qui ne sait vers où pencher à force de cadence et de mesure.

Aux prises avec l'inconnu, avec l'inattendu, le surprenant, l'anarchie des astres, à l'orée des réminiscences, on prend conscience du je, jeu ludique voix gelée, signes conquis, ombres transparentes, flambée qu'on traverse,  embrasement qu’on effleure comme une unique nudité depuis l'enfance, tapie sous nos cœurs, sous nos silences. Cette nudité est la nôtre...

et elle, comme un moineau ou un rouge gorge entre nos mains, nous prétendons l'apprivoiser, la traverser, la jouer aux dés ; nous espérons la jeter à la mer...


Bien plus tard, avec le vide, les toiles à filer, les métiers à tisser, l'oubli nous berce et les leurres nous caressent, oubli de l'extrême figure de nos vies.

T.E.





Imprévisible, à cette heure, le temps s’amincit jusqu’à une obscure transparence... Improbable, il effleure l’insaisissable, l’impondérable...là où les chemins, fuyant leur trace, à l’infini, se perdent...



Un papillon est passé...Invisible sillage...

L’air transparent a tremblé...

d’une ombre d’absence...


N.C.


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