lundi 31 décembre 2012

Dans quelques heures...l’an neuf.


 
Le frottement de deux silex l’un contre l’autre produit une étincelle qui d’une seconde à l’autre aura disparu...Elle ressemble à l’Occasion filant comme une étoile à travers nos ciels. Il faut la saisir au vol. Dans l’Antiquité grecque, le dieu qui la représente n’a qu’une touffe de cheveux. Quand il passe, on peut ne pas le voir, ou encore  choisir de l’ignorer, ou bien alors, solidement l’attraper par les cheveux, accueillant l’opportunité avant qu’elle ne disparaisse aussi vite que s’éteint l’éclair du silex.

Je nous souhaite à tous, bien avisés, de saisir dans l’instant, beaucoup d’étincelles opportunes pour les laisser filer et tisser la vie, en nous, ailleurs, partout et particulièrement à Alep, ville qui m’est chère et dont les images actuelles me scandalisent, me désolent. Je sais combien il y a de naïveté dans un tel vœu...Dans les « comptes de faits » de la réalité, comment un monstre qui piétine son humanité pourrait-il être sensible au clignotement éphémère d’une étincelle ? Pourtant, je persiste et dépêche dans le ciel d’Alep, la pluie lumineuse de mes pensées les plus tendres pour ceux qui souffrent là-bas, sans pouvoir même panser leurs blessures, quand, moi, j’ai le temps et le luxe de penser.




Meilleurs vœux à ceux qui me liront et aux autres. 

  N.C.



 





 

2 commentaires:

edurtreG a dit…

Une excellente année pleine de poésie chère Philosophe!

Noëlle Combet a dit…

Philosophe? Plus me sied cependant sagesse d'amour qu'amour de sagesse...ce qui va plutôt vers l'atmosphère poétique que vous me souhaitez. Tous mes vœux à vous aussi et d'abondantes trouvailles dans votre carrière d'os!!