dimanche 12 janvier 2014

Infiniment petite



Quelle énigmatique étoile
appelle en résonnance, ma poussière d’humanité
minuscule, assoiffée d’infini,
quand les mots épars,
en confettis et flocons,
picorant le ciel obscur,
de toujours et jamais,
mais aussi de parfois,
montent et puis retombent
sur un immense clown auguste et blanc
bras tendus, paumes ouvertes
cueilleuses de solstices,
ce  soir de neige ?


noco

6 commentaires:

Vincent Lefèvre a dit…

J'écoute certainement trop Antônio Carlos (Tom) Jobim et sa bossa nova, car je vois là la transfiguration enneigée du Christ Rédempteur, de Paul Landowski, au sommet du Corcovado, à Rio. Voilà qui ajoute un peu de fantaisie à cette sucrerie démesurée. À chacun ainsi, sagement ou sauvagement, son image/inaire ! La poésie est provocation (à…)

Noëlle Combet a dit…

Quelle ne fut ma surprise à vous lire, Vincent, surprise féconde, comme toujours les surprises, posant à nouveau cette question qui nous a occupés: mystique sacrée, mystique sauvage...
J'ai écrit cela en décembre après une représentation du "cirque du soleil"où un clown blanc jetait en l'air des petits papiers qui ensuite se multipliaient et redescendaient. Cela a fait lien pour moi avec la physique quantique, particules qui se répondent et, bien sûr, l'envol des mots dans l'écriture.
J'ai ajouté récemment limage des bras et des paumes, donc deux vers, à la réception d'une carte, qui représentait une étoile, ce qui m'a saisie (association avec le début du poème);cette carte-étoile évoquait nivose (la neige était déjà à la fin du texte ) et les solstices; je me dis tout à coup qu'entre l'expéditeur et l'image brésilienne que vous évoquez, il y a un lien que je respecte.
Voilà! J'apprécie l'effet "roulement de boules de billard" né de votre lecture.

Noëlle Combet a dit…

Ce que j'oublie d'évoquer, c'est la nostalgie en moi, telle qu'elle a suscité ce texte.

Noëlle Combet a dit…

Et la boule de billard poursuit sa trajectoire:vous aurez sans doute appris que la foudre est tombée sur la statue qui y a perdu un doigt! J'espère que "mon" clown blanc est en bonne santé.

edurtreG a dit…

Minuscule et infini...
Infiniment touchant.
Merci Noëlle.

Noëlle Combet a dit…

Merci edurtreG...J'aime rencontrer ici aussi l'une de vos multiples facettes...