dimanche 9 février 2014

Conte mutin



L’araignée joue de la harpe
Là-haut, à l’angle du mur...
Sa musique muette
gagne mon cœur amoureux...
Le soleil poudroie, rouge,
au rein des herbes...
Sœur Anne sautera par-dessus son ombre
et cherra dans les camélias...
Lors me  primevèreras
et te coloquinterai
sous des vents étésiens.
noco

3 commentaires:

Vincent Lefèvre a dit…

La poésie s'écrit dans l'aubier des mots et les fait bourgonner et fleurir.

Bonne journée, Noëlle.

Noëlle Combet a dit…

Bonjour et merci, fidèle Vincent,toujours dans la justesse...Oui, car le printemps chinois est déjà en gestation et que le "poétique" est toujours un peu là dans ce pays.
Est-ce que "bourgonner" est un "Witz", mot valise entre mots- "bourgeons" et mots-
"bougons", dans cet intervalle où nous sommes tous un peu pris, selon les périodes? J'aime cette valise riche de contenu.

Vincent Lefèvre a dit…

Ce 'bourgonner' dit en effet mieux que tout autre ce qui chez moi présentement ne cesse. Et si je bougonne, si aussi la saison bougonne encore ; là, chez ce 'chez vous', c'est bien de 'bourgeons' et de promesse floriférante et fructifiante de la poésie qu'il s'agit.