dimanche 26 avril 2015

Joie



L’âne, un sabot relevé,
rêvait.
Au faîte du toit, deux tourterelles
estampaient la transparence de l’air.
L’homme, qui rentrait ses chèvres,
s’immobilisa ;
son regard alla, revint, des oiseaux à l’âne,
 de l’âne aux oiseaux ;
ils prirent leur envol, et lui
se mit à luire,
comme s’il avait mangé
un morceau de soleil.

nc

9 commentaires:

VincentSteven a dit…

Très beau !

Bonne journée, Noëlle.

Luc Picard a dit…

Voilà un poème bien réjouissant !
Quel humour !

Noëlle Combet a dit…

Merci Vincent et Luc! Humour? Est-ce dans l'image du soleil mangé?

r.t a dit…

Merci de cette parcelle de joie

Noëlle Combet a dit…

Et une joie fut aussi de votre visite ici.

Luc Picard a dit…

Pas que, Noëlle ! J'ai cru percevoir dans l'œil du paysan l'envie de voir l'âne voler !!!!

Noëlle Combet a dit…

Oui, Luc...Les tourterelles lui ont prêté leurs ll.

Luc Picard a dit…

Donc ce poème est tout à fait inspiré par les rêveries de Noë ll e.
Nous restons dans l'imaginaire de l'auteur et l'interprétation non moins imaginaire du lecteur, n'est-ce pas!
J'aime donner ma propre impression et si elle est éloignée des pensées de l'auteur, je pense que cela doit être très intrigant.
Un fait est certain, je n'aime pas la pensée unique ! :-)

Noëlle Combet a dit…

Tout à fait en accord avec votre point de vue et j'aime qu'une interprétation éclaire autrement mon écriture. Ainsi dans "Trajets", comme vous le lisiez...Un homme, une femme? L'un et/ou l'autre, peu importe. Disons Quelqu'un(e).