lundi 31 août 2015

Là d'où, précisément



Ombres portées de la fleur
et de mon corps
sur la terre vivante.
Ce matin, après l’orage,
des gouttes vacillent et miroitent
au seuil de leur chute.
Se relève, allégée,
la feuille s’avivant au soleil ;
en sèchera  et passera,
laissant place vacante,
là où c’était,
oui, là précisément, d’où  j’ai soufflé vers vous
les akènes légers et  plumeux de mes rêves.
nc

2 commentaires:

r.t a dit…

Il en va de ces mots la même légèreté, la même présence éphémère et rêvée. Ils viennent toucher le lecteur et l'émerveillement se reproduit.
Le prodige est aussi celui de chaque vie, vous le dites, ou vous le soufflez délicatement, comme une magicienne...

Noëlle Combet a dit…

C'est vrai, dans chaque vie, ce sont la légèreté et l'évanescence qui font brèche au tout calculable, devenu l'idéal illusoire et pervers de notre époque.
Et encore et toujours, merci pour l'accompagnement, comme en musique, de votre présence et pour la précieuse justesse de vos lectures.