lundi 26 octobre 2015

Rêve de saule



De lui à elle, un saule aux feuilles mouchetées d’étoiles.
Elle a écrit le nom de ses amours
sur la peau de l’arbre,
les a murmurés, déclinés,
les écoutant ricocher en elle ;
s’est étendue sur le sol, s’enroulant autour du tronc,
est restée là, solitaire,
à écouter la nuit des grillons,
à réinventer les lucioles,
à pressentir
les froissements, les sons rauques, les souffles profonds
et l’étrange allant des oiseaux,
la résonance
avec le hasard d’en haut.

nc

6 commentaires:

VincentSteven a dit…

Feuilles de saule à l'automne : une friture de soleil tombée du ciel d'en-haut dans l'étang d'en-bas.

Belle journée automnale Noëlle.

r.t a dit…

Vous nous donnez là un vrai moment d'infini partage.
Comment les mots peuvent-ils atteindre, de toutes parts, l'insaisissable ?

Noëlle Combet a dit…

Merci Vincent pour votre poétique lecture matinale. Bonne journée à vous aussi. Que devenez-vous?

Noëlle Combet a dit…

Je ne sais pas, René...Des mots qui me travaillent jusqu'à ce que je les expulse. Et chaque fois le doute quand je les ai écrits...Ils me deviennent dès lors comme étranges et étrangers.
J'aime ceux que vous écrivez : la tension que contient "atteindre" dans le sens de "(se)tendre vers"..."l'insaisissable" dans le sens de "ce qui échappe"...

Luc a dit…

C'est une belle méditation, je fais un lien avec la photo "Rêverie chinoise" de Vincent, un seul mot me vient, ...zen!

Noëlle Combet a dit…

Parfaitement, Luc. Merci