mardi 29 décembre 2015

Jours-sans-rien



Jours-sans-rien …Se dessinent tous les traits minuscules de la vie, à côté desquels, négligente, je pourrais bien passer, poussée par une urgence supposée.
J’y croise la fine odeur du café qui vient à ma rencontre à une heure douce du matin,  les couleurs contrastées des cyclamens, dans la jardinière, à la fenêtre. Ils composent avec le feuillage des micocouliers, au-dehors, s’en font un rideau mouvant qui rythme leur danse au gré du vent.
J’ai déposé dans un coin, pour l’heure, les désastres humains. Je veux aujourd’hui, jour-sans-rien, goûter l’amour de « mes autres »,  la part de beauté et de bonté du monde, visiter en moi mes réminiscences,  mes tableaux, mes musiques, mes poèmes.
Bientôt, ce sera aussi le sourire avenant d’un passant, la blague d’un commerçant voisin.
Et, au-dedans, s’enroule-déroule l’écheveau de mes pensées, de ma mémoire, déclinaison d’un passé devenu, se souvenant du futur, l’avenir du présent.
NC

4 commentaires:

r.t a dit…

Ce sont des jours si pleins que rien ne peut venir les perturber. Des jours anticycloniques.

Luc a dit…

Bonjour Noëlle, reposez-vous bien, mais...
"Rien n'est plus actif que le repos du sage"
(Simon de Bignicourt)
@bientôt.

Noëlle Combet a dit…

Merci René de si bien ressentir le "plein" de ce "vide"

Noëlle Combet a dit…

Merci Luc...Certes le repos est souvent riche des potentialités du rêve.