dimanche 17 avril 2016

L'esquive



La glycine
se déclare
en lettres odorantes
saveur s’ évanouissant
glissant le long des fils
d’images suspendues…
Se trace l’ellipse mauve
d’une réalité impalpable.
Les rêves font cercles
autour d’une absence…
senteur de glycine…
comment retracer
ton esquive ?
nc

4 commentaires:

r.t a dit…

La glycine est une liane maline
jusqu'entre les lignes d'un poème
elle glisse de si près
sa robe sa pulpe
sa senteur
que le désir en est
tout retourné

Noëlle Combet a dit…

Merci rené pour cette "suite poétique"..."Retourné" : c'est l'envers, le renversement, comme le retour...

Luc a dit…

Votre glycine est très sensuelle, quel éveil des sens! Et même, pour moi, des souvenirs lointains, souvenirs sucrés, parfumés, sous la tonnelle fleurie de ma grand-mère. Merci pour ce voyage qui me semble à la fois si proche.

Noëlle Combet a dit…

Merci pour votre lecture si réceptive. De la sensualité des fleurs...Vous le savez bien, vous qui aimez les violettes...J'ai pensé à vous il y a quelques jours en les voyant éclore à profusion dans notre maison de famille à la campagne. En ville, on en voit quelques unes chez les marchands de fleurs mais elle n'ont pas la beauté et la grâce sauvage de celles des champs!