lundi 13 mars 2017

A fleur de pluie



Tendre piétinement des gouttes,
pieds nus sur le clavier de la pluie.
 pépiement intermittent …un oiseau y mêle une note plus aigüe.
Les pleurs sont fleurs coupées
à jeter dans les fleuves, à mêler aux averses.
Ruisseaux des étés,
les pétales ont palpité, rose indécis,
 au souffle du fantasme,
au souffle du désir...
jusqu'à la déclosion
dont la nature s’ébouriffe,
se fait couleur
aux cheveux transparents de l’eau…
envol d’un impossible
que l’on a su rêver …
et que la trace épelle
dans le mitan de l’onde,
les trames de la pluie
et la senteur des fleurs.
nc

5 commentaires:

Hue Lanlan a dit…

douceur de la pluie qui annonce un printemps du monde sans cesse renouvelé.

Noëlle Combet a dit…

Oui Huê. Merci pour votre passage et un doux printemps des renouvellements à vous. Belle journée aussi.

r.t a dit…

Quel accord délicat, quand la poésie se fait "à fleur de pluie", si proche de l'eau qu'elle en adopte la fluidité, la musicalité, la transparence, et qu'elle lui offre à emporter sans retour des mots-pétales qui sont ses trésors intimes. Je crois presque contempler une peinture japonaise.

Noëlle Combet a dit…

Ta lecture m'émeut, René et cette approche, en particulier, des "mots-pétales qui sont trésors intimes". Merci et encore bonne soirée à toi.

r.t a dit…

Merci à toi Noëlle, de ce poème partagé. Très bonne soirée.