mercredi 5 juillet 2017

Voulances

Et maintenant, le lire-gourmandise...mots qui fondent sur la langue, éclatent en bouche. Ils se font voltiges, voulances que le corps invente quand le vent  perd sa voix en presque souffle. Ils sont volutes caressant la peau en volupté. Les écouter sonner, griffer tonner, vibrer, se taire, glissant dans les silences. Les quitter, les reprendre, s'y engager, jusqu'à en écrire, à rire et s'écrier, ceux là d'autres et encore en une nappe nacre, dans la nuit nue où s'écrème le corps.
nc

6 commentaires:

r.t a dit…

Ainsi Éros n'a pas hésité à te visiter par l'entremise du souffle des mots... et quels ébats dont tu nous laisse goûter ces tendres mots...
goûter et re goûter comme dirait Louise Labé puisque le texte a ce pouvoir de renaître, et toujours nouveau à chaque fois.

Noëlle Combet a dit…

Oui, c'est voluptueusement que les mots s'entre-mettent. Et oui encore, re-goûter en gouttes de saveur. J'aime bien cette référence à Louise Labé que j'apprécie...Et j'ai encore en mémoire un de ses poèmes devenu chanson.

r.t a dit…

Au hasard, celui-ci : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/louise_lab/baise_m_encor_rebaise_moi_et_baise.html

Noëlle Combet a dit…

Il n'y a pas de hasard, comme on sait... C'est de ce poème précisément que je parlais; et c'est son interprétation par Colette Magny qui m'a tant émue...ces années-là, de cette découverte-là, de ce découvrement. Merci pour ce "comme par hasard".

Hue Lanlan a dit…

corps à corps avec les mots c'est ce que cela m'évoque, ce rapport presque animal aux mots, serait-ce cette position féminine langagière qui de son hors-sens infiltre et oriente le sens ailleurs ailleurs... en sa subversion

Noëlle Combet a dit…

Oui, Huê, un corps "pas tout" inscrit dans le sens, donc noué dans une sorte de lien "trans-espèces" avec les mots. Votre "hors sens" dit bien cela...quant au corps féminin, quant à la poésie des mots, quant à la subversion. Oui Elles, des femmes quand elles ne se renient pas, sont bien belles et rebelles car elles sont, vous le dites d'"ailleurs",d'un esquif où s'esquive dans les esquisses le trop plein du sens...Un "est-ce que" permanent...