mercredi 6 septembre 2017

Murmure mémoriel



Au bout des doigts, absence…Au bout des mots, silence…Le galet rond et lisse, longtemps retenu dans ma paume tiède, ici reposé, déposé au tout creux du sable.


 Très loin, la mer retirée


Plus tard, à bout de silence, traces reconnues, langage d’oiseaux, s’élevant en  battements d’ailes,  imperceptible musique, l’inouï de la présence, murmure mémoriel du flot revenu.



L’infini aura fait halte.

nc

 

4 commentaires:

Hue Lanlan a dit…

et les galets bleu mer qui ont retenu la marche ailée

Noëlle Combet a dit…

Caillou ponctuant la marche envolée et la réminiscence! Merci Huê pour cette mémoire-caillou et une belle journée à vous.

r.t a dit…

Vraiment comme un poème peut être sublime !
Parfait en chacun de ses mots, posé dans son espace gris vert (il est ainsi sur mon écran)
Parfait en lui-même, comme le galet.

J'y reviendrai souvent.
Je le porterai avec moi
sur l'île déserte.


(sans image, et sans titre)

Noëlle Combet a dit…

Merci René...L'île déserte, heureux contexte pour ce galet-poème quand peu à peu, l'écriture en moi prononce le silence qui progressivement s'impose. Le livre que je lis actuellement s'appelle, d'ailleurs, "comme par hasard" "La passagère du silence". Mais j'aime le bruissement de ton passage ici. J'en suis touchée. Je t'en sais gré.