vendredi 8 décembre 2017

Frisson d'automne



Sur l'oreiller du vent déposer son visage
ivresse de feuilles en douce rousse saison
ciel de nacre émarge les cimes
les effrange
intime la terre se recueille
s'embrume, mûrit un mot de toi, un mot de moi c'est l'automne





 Tombent les  feuilles, pleuvent tout autour, constellant l’espace ; averses  d’étoiles ont rejoint la terre recouvert l’ombre, déployant  leur âme réjouissance dans l’œil d’un oiseau. Un frisson  parcourt la plante
des pieds nus,
s’élançant dans le corps
 vers la pointe du cœur.
Au sol, une chenille grimpe
à l’assaut d’un brin d’ herbe

nc

4 commentaires:

r.t a dit…

Un frisson d'automne traverse la chaleur enfouie, délicate, pleine de foi, logée dans l'infime, dans l'intime.

Noëlle Combet a dit…

Oui, l'infime et l'intime lieu du souffle. Merci, cher René, pour ta visite en saison rousse.

Hue Lanlan a dit…

la fenêtre ouverte
et le vent qui revient
avec la vie et ses couleurs

je vous avais laissé un message mais il s'est peut-être égaré dans les arcanes du cloud ;-)

Noëlle Combet a dit…

Sans doute car je n'ai rien vu : message perdu dans le nuage, emporté par le vent, revenu par la fenêtre en couleurs de vie. Dissémination de la lettre...Merci Huê.:-))