mardi 9 janvier 2018

A temps compté



Infime place pour la mésange à tête noire au creux du tronc.  Compte en zinzinulant tchik-a- di- di- di les grains du temps. Moud son blé le minotier coule farine
sablier lisse et blanc de l’hiver.

Timide comme un soupir oser à peine rompre le pain du silence, tout doucement…S’en va revient la vie, pas comptés temps contretemps ; artisan du bal des saisons,  le vent
joue d’étincelles et dans la pluie mène la danse.

Gouttelettes piquent le visage. Ton sourire de toujours, accroché aux commissures des  lèvres est flaque de lumière au fond d’un endroit secret, tapi au creux du monde. Accompagne mon cheminement, l’enveloppe.

Marcher au hasard, s’attarder aux clairières…cherchant les couleurs de la terre.
nc