mercredi 14 mars 2018

Entrelacs



Orme, bel orme, tu as pris dans ton feuillage mon visage ; je touche de mes mains l’écorce doucement lisse et moirée de tes branches et tu caresses ma peau, la rends vibrante comme essaim d’abeilles en une modulation ouvrant à l’infini.

Nous voici encrés, ancrés en terre à l’unisson, imbriqués, intriqués ; le vent… d’amour…jase. L’herbe tressaille. Oiseaux vont viennent à la volée et le soleil allume autour de nous les hirondelles. Pluviosité souvent  nous baigne. Orages ont parfois grondé mais les foudres nous ont épargnés.

Air et animaux nous connaissent, nous hèlent, quêtent notre accueil. Faisant écho à leurs appels, frémissant à leurs souffles, nous restons vivants, nous approfondissant dans tous les matins bleus et les soleils couchants.

Tu  proposes ta floraison, au terme de nombreuses années, en mars ; tes fleurs en leurs roses et verts transitoires et fragiles sont  manteaux des esprits, ceux qui rêvent, soupirent, sommeillent ou font escale, en partance vers leur éternité.
nc



6 commentaires:

Benkirane a dit…

Selon le calendrier celte, les personnes nées entre le 12 et le 24 janvier sont du signe de l'Orme ( considéré comme un représentant de la générosité). Pour ce qui me concerne, je suis du signe du figuier (et ça tombe bien, la figue est mon fruit préféré). Je n'ai pas aperçu d'orme dans nos parages mais ce qui est sûr, ce sont les martinets que j'ai vus hier me saluer de la plus printanière des manières depuis le firmament!
Bonne fin de soirée chal-heureuse!

Hue Lanlan a dit…

acquiescement consentement à ce souffle vent air orme oiseaux chemins de vie traversées

Noëlle Combet a dit…

A ce que j'ai pu constater en cherchant, Thami, le calendrier celte des arborescences laisse bien des choix: pour le figuier, soit Décembre, soit juin et, pour ma part, il me faut m'orienter soit vers le frêne, soit vers le tilleul que je vais privilégier tant me plaît son parfum... "Ma" campagne a vu pousser puis mourir de maladie épidémique tous les ormes qui y abondaient et le nom du lieu dit "Les Ourmes" où je me rends souvent, le rappelle en son patois. Un jour, une repousse est apparue chez nous. Nous l'avons replantée mais après avoir commencé à s'enraciner, elle a été gagnée aussi par cette épidémie...Je lui dédie in memoriam mon texte. Il y a là aussi un figuier avec des fruits succulents en été. Et des martinets en abondance à certains moments. Oiseaux, fruits, arbres; ça pousse!! Merci pour ta visite et belle fin de semaine à toi.

Noëlle Combet a dit…

Oui (pour l'acquiescement)Huê à ce mot si signifiant ici(si,si,ci pour tripler l'acquiescement)de "traversées" éprises de toutes les brises.Merci à vous et belle soirée.

r.t a dit…

C'est beau cette encre brindilles (plus brindilles qu'arbre), et les mots, dans leur fragilité, leur partance, semblent vouloir l'imiter.

Noëlle Combet a dit…

Partance, passages, transitions à peine plus perceptibles que les brindilles...ténuité; merci René pour ta visite.