mardi 13 août 2019

Figuier aux vers luisants


La salive s’augmente d’une saveur citron dans l’acuité symphonique et vibrante des martinets ; les voilà accents aigus et circonflexes de mots qu’ils lestent d’une signification triangulaire démultipliée.

Si l’orée de la nuit se fait écrasement brûlant d’un soleil noir,
qu’ils se taisent et que meurent les souffles
le chant du chat huant, pourtant, fait trois fois le tour de la lune moite et deux vers luisants lanternent aux feuilles du figuier.

Les charmes étranges des nuits d’été, de pulsions effrangées en plaisir tendre et poésie pensive, font  face à la fulgurante ombre noire de l’extinction, la dénoncent, l’inversent. Demain, la pluie s’en est venue sur le figuier.




nc